Étamer ou Rétamer vos casseroles

Rétamage et étamage de casseroles

Vous pouvez faire étamer des casseroles de cuisine en cuivre.

L’étamage permet d’éviter la corrosion du cuivre qui pourrait se mélanger avec les aliments cuisinés. L’étamage permet également une meilleure répartition de la chaleur.

Comme le dépôt d’étain finit par s’user avec le temps, il faut à nouveau étamer les casseroles.

Étameurs :

Tout voir sur une carte .

Paris :

  • Etameur d’hier et d’aujourd’hui 9 Rue Bausset 75015 Paris
  • Chrysalia Orfèvres 40 Rue des Mathurins 75008 Paris tel 01 42 65 90 54
  • Atelier des arts Culinaires 111 avenue dausmenil 75012 Paris tel 01 43 40 20 20
  • DEHILLERIN 18 rue des coquillères 75001 Paris tel 01 42 36 53 13
  • Bellynck et fils 194 AVENUE JEAN JAURES 75019 PARIS Tel: 01 42 08 16 75

Province :

  • Maison Lejeune 10 rue Pierre Curie 92600 Asnières Tel: 01 47 90 51 93 www.maisonlejeune.fr
  • Coutellerie champenoise 30 Rue Colbert 51100 REIMS Tel 03 51 00 10 73 www.coutellerie-champenoise.fr
  • L’argenteur 6 Rue Fosse Marine 37100 Tours Tel 02 47 54 10 23
  • Dinandier d’auvergne Pont de Salmagne 15260 Jussac tel 04 71 46 64 81 www.dinanderie-dauvergne.com
  • Ets PISSARD 22 Rue Condercet 38000 Grenoble tel 04 76 46 69 01
  • Le savoir de Marie 2 Rue des dominicains 67500 Hagnenau tel 03 88 73 17 18
  • Les girouettes de Troyes 17 Rue des frères Lumiere 66350 Toulouges tel 09 53 20 31 45
  • Orfèvrerie Bodino 17 Rue du lycée 06000 Nice 07 61 13 55 07
  • Polietam 11 Rue des Marthes D’arthieres 63720 Chavaroux tel 04 73 86 95 58
  • Les ateliers du cuivre 54 Rue du général Huard 50800 Villedieu les poeles tel 02 33 51 31 85
  • Etamage Haute Saone Mr BOLLINI 1 rue du profeseur Desgres 70120 Cintrey tel 06 38 01 02 44

Belgique :

  • SA falk Culinaire Dijkstraat 52 3150 Wespelar BELGIQUE

Si vous connaissez un autre étameur, ou si vous êtes étameur, vous pouvez ajouter vos coordonnées en commentaire. Si l’un des adresses ci dessous est incorrecte, merci de me le signaler également.

Les boutons en étain de Napoléon

L’étain a t il eu une influence sur le cours de l’histoire ? Ce malheureux élément a t il une part de responsabilité dans la retraite de Napoléon en 1812 et la mort de plus d’1 million de personnes ?

On raconte que les soldats de Napoléon lors de la grande campagne de Russie furent en partie gelée à cause de leurs boutons en étain qui s’étaient désintégrés lors du grand froid de l’hiver .

S’agit il  d’une légende ou d’un fait historique ?

Auteurs et historiens se disputent le fait que les boutons des soldats soient en étain: certains assurent que oui d’après des documents d’époque ou des fouilles de fosses communes en Lituanie. Et d’autres affirment le contraire en se basant sur le trop peu d’informations à ce sujets ou trop peu de mentions dans les écrits ou mémoires des soldats…

Ce qui est sur, et ça c’est sûr sûr : c’est que l’étain craint le froid à tel point qu’il peut en attraper une maladie grave et mortelle : la peste. La peste de l’étain est irréversible et rend l’était progressivement très très moche. Puis à un état très avancé, l’étain se désintègre.

En 1869, le scientifique Carl Fritzsche racontait que quelques années auparavant il travaillait à Saint-Pétersbourg, sur des boutons russes en étain qui s’étaient transformés en poussière dans un entrepôt de lʼarmée pendant l’un des hivers extrêmement froids.

C’est de la chimie tout ça !!! Mais revenons à l’histoire :

On retrouve dans les écrits du Général Vionnet que son thermomètre était gelé. Bon, donc, s’il est gelé le thermomètre… on ne peut pas savoir quelle température il faisait ? Mais SI car la température de fusion du mercure contenu à l’époque dans les thermomètres est de -38,8°C. Il faisait donc une température inférieure à -39°C  * GlaGlaGla *

Moi je suis du côté de l’étain, alors peut être bien que les soldats peu couverts et exposés à moins de -39°C avaient les doigts trop gelés pour écrire quelque part noir sur blanc que leurs boutons se désintègrent ! Ou peut être tout simplement que leurs doigts gelés n’arrivaient plus à boutonner leurs pantalons et la faim les faisant ressembler à des mendiants débraillés …

Quoi qu’il en soit, s’il s’agit d’une rumeur, elle est déjà présente en 1909 dans The American Journal of Science Published by J.D. & E.S. Dana, ou il est donné en exemple le cas des boutons de l’armée Napoléonienne dans une explication sur l’étain gris.

Si vous aimez ce genre d’anecdotes, je vous invite à lire le livre écrit par Penny le Couteur Napoleon’s Buttons, 17 Molecules that Changed History (New York, Penguin, 2003).

🙂 Jennifer

 

Le métier de potier d’étain

De nombreux objets sont fabriqués en étain depuis l’âge de bronze mais l’appellation de potier d’étain n’apparait qu’au XIVème siècle ; à cette époque, elle est encore étroitement liée au métier d’orfèvre. Les premiers objets contenant de l’étain étaient des récipients en céramique.
C’est au Moyen Âge que cet artisanat, en plein développement, se retrouvera chez les classes bourgeoises. La poterie d’étain connaît sa plus grande période d’essor sous Louis XIV, après les édits de 1689 et 1709, qui imposèrent à tous les sujets de remettre au roi leur vaisselle d’or et d’argent afin qu’elle soit fondue, (conséquences des guerres successives qui vidèrent les caisses du royaume). Ainsi, la poterie d’étain agrémente les tables royales. Elle est ensuite reléguée en cuisine par la porcelaine et la faïence, qui se répandent massivement et remplaceront peu à peu les articles en étain. Au XXème siècle, on trouve encore des pièces destinées aux arts de la table. Dans la seconde moitié du XXème siècle, les poteries d’étain deviennent principalement des objets décoratifs.

Pour réaliser une pièce en étain, le potier réalise d’abord le dessin d’un modèle inventé ou inspiré d’une oeuvre pour la reproduire.

Le potier utilise un moule qui peut être en fonte, en aluminium, ou en plâtre réalisé au préalable à l’aide de tours reproducteurs, de fraiseurs et autres machines à outils.

L’étain, métal blanc brillant, est une matière que l’on trouve aujourd’hui en Asie du Sud Est et en Amérique du Sud. Situé proche de la surface du sol, il est extrait en minerais et est ensuite raffiné. Lorsque le potier le reçoit, il est pur et sous forme de lingot de 25 kilos. La couleur grise de l’étain s’obtient par oxydation artificielle du métal.

Chauffé à forte température (230°), l’étain en lingots est porté en fusion ; il deviendra liquide et pourra être coulé directement dans un moule. L’étain est la plupart du temps allié à d’autres composants en fonction de l’usage que l’on veut lui attribuer : si l’étain se destine à un usage alimentaire, il est associé à de l’antimoine, du cuivre ou du bismuth. Ces étains sont appelés étains fins ou étains communs. Il peut également être allié au plomb pour la conception d’objets non destinés à un usage alimentaire, mais à des fins décoratives, notamment dans la réalisation de tuyaux d’orgues, de bougeoirs ou de lampes à pétrole.

Une fois démoulée, la pièce est placée sur un tour : c’est l’étape du tournage. Cette phase permet d’ôter de l’épaisseur à la pièce à l’aide de pelleteurs ou d’éliminer les défauts liés à sa fonderie. La pièce d’étain est ensuite repoussée et plaquée à froid à l’aide d’un mandarin. L’étain refroidi, devenu malléable prendra progressivement sa forme définitive.

L’étape suivante, le planage, sert à ôter les défauts de la pièce et demande une grande concentration et une extrême précision. Le potier d’étain utilise ensuite un fer à souder ou un chalumeau pour l’assemblage de pièces complémentaires (il peut par exemple ajouter des anses). L’objet sera ensuite poli au tour ou à la main avec un disque en coton afin d’obtenir un aspect lisse et brillant. La pièce peut également être patinée, ciselée ou gravée puis polie une dernière fois.

Chaque pièce porte le poinçon d’un artisan ainsi que l’appellation « étain », si la pièce est destinée à un usage alimentaire. Cette marque de fabrique permet de définir la date et la provenance de l’objet. 

Source : © Centre de ressources, Institut National des Métiers d’Art, 23, avenue Daumesnil 75012 Paris, 2010

L’Atelier du potier d’étain et ferblanterie. Modèle à l’échelle de 1/15e, constitué de plusieurs milliers de petites pièces et représentant plusieurs centaines d’ehures de travail. Cette oeuvre réalisée par Hermann RANFT se trouve dans le musée du Château de Schwarzenberg dans le Erzgebirge en Allemagne.

Jean Goardère meilleur ouvrier de France

Jean Goardère, Artisan d’art et dinandier de formation fabriquait des objets utilitaires et décoratifs par martelage à partir d’une feuille de cuivre ou d’étain.

Les créations en étain Jean Goardère.

Meilleur ouvrier de France en 1955 au titre du Prestige et des métiers de luxecoupe du « bon goût Français » en 1969.

Il crée cette marque d’étain en 1938, et son entreprise est souvent récompensée pour son travail et sa créativité. Elle est reprise en 1985 par Jean Salet, son gendre.

L’entreprise fermera en 2009 après plus de 70 ans d’existence.

Aujourd’hui encore sa renommée fait qu’on me demande régulièrement une pièce de sa fabrication, seau à champagne ou vase, les dernières “grosses pièces” sont très vite parties mais il me reste toujours en boutique quelques articles spécifiques de sa griffe tels que le porte parapluie canard, le bougeoir oiseau, le vase ceinture ou la boîte citrouille .

Hommage à Sainte Jeanne d’Arc

Figurine de Jeanne d’Arc en étain des Etains du Prince

 

Jeanne d’Arc, surnommée la Pucelle d’Orléans ou plus simplement la Pucelle, est une figure emblématique de l’histoire de France et une sainte de l’Église Catholique. Au début du xve siècle, elle mène victorieusement les troupes françaises contre les armées anglaises, levant le siège d’Orléans, conduisant le dauphin Charles au sacre à Reims et contribuant ainsi à inverser le cours de la guerre de Cent Ans. Finalement capturée par les Bourguignons à Compiègne, elle est vendue aux Anglais par Jean de Luxembourg pour la somme de 10 000 livres, et condamnée à être brulée vive après un procès en hérésie. Le 30 mai 1431, serrant sa croix sur sa poitrine, elle monte à neuf heures du matin sur le bûcher et meurt avec un courage tel qu’il émeut jusqu’aux soudards anglais. L’un d’eux, épouvanté, s’écrie: “ Malheur à nous, nous avons brûlé une sainte! ”. Elle avait 19 ans. Entaché de nombreuses et importantes irrégularités, son procès est cassé par le pape Calixte III en 1456, et un second procès en réhabilitation conclut à son innocence et l’élève au rang de martyre.

Jeanne la Pucelle demeure le plus beau symbole de courage féminin et de résistance à l’occupant. Elle est encore de nos jours le plus bel exemple de patriotisme et le plus pur modèle de vertu. Sa sainteté est reconnue par l’Eglise qui la béatifie en 1909 et la canonise en 1920. Jeanne d’Arc est l’une des quatre saintes patronnes secondaires de la France. Sa fête est devenue en France, fête nationale, fixée au dimanche suivant le 8 mai.

Sa Victoire à Orléans est chaque année fêtée et remémorée lors des fêtes Johanniques d’Orléans, et la ville de Reims lui rend également chaque année hommage lors des Fêtes Johanniques de Reims.

 

figurine Jeanne d'arc